Articles

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

Image
En ces temps où les Droits humains semblent reculer dans le monde et notamment en France qui vit naître la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, je voudrais partager les mots que pronon ç a Louise Michel, le 22 Juin 1883, devant la cour d’assises de la Seine. « La République que nous voulons, c’est celle où tout le monde travaille, mais aussi où tout le monde peut consommer ce qui est nécessaire à ses besoins la République que nous voulons, c’est celle où l’on à les yeux fixés sur l’avenir. On nous parle de liberté : il y a la liberté de la tribune avec cinq ans de bagne au bout. Pour la liberté de réunion c’est la même chose. (…) Le peuple meurt de faim, et il n’a pas même le droit de dire qu’il meurt de faim. Eh bien, moi, j’ai pris le drapeau noir et j’ai été dire que le peuple était sans travail et sans pain. Voilà mon crime ; vous le jugerez comme vous voudrez. Vous dites que nous voulons faire une révolution. Mais ce sont les choses qui font les révolutions...

QUAND LES POÈTES ÉCRIVENT DES ROMANS – CUANDO LOS POETAS ESCRIBEN NOVELAS

Image
Emmelie Prophète, Le testament des solitudes , Mémoires d’encrier, 2022. Omar Youssef Souleimane, Une chambre en exil , Flammarion, 2022 Quand les poètes écrivent des romans, leur poésie transparaît dans leurs textes. C’est le cas de ces deux romans, bien différents, toutefois, l’un de l’autre, que viens de lire. «  Les voyages s’achevaient toujours par un café. J’aimais le goût des aéroports. Je traînais depuis une semaine des milliers d’images d’elles. J’avais encore pris un coup d’inachevé. Des visages liés, aimés, perdus dans des terres inconnues, partis sans mots d’amour usuels, sans avoir sauvé aucune apparence. L’amour, chez ces femmes, a toujours été une mauvaise nécessité, une triste valeur d’échange. Je ne connaîtrai jamais que la fin de ces histoires : un cercueil que l’on glisse au fond d’un trou, dans un vacarme de fleurs et de douleurs. Des chemins de sable, des lunes pour se mirer, s’agrandir, se faire peur, tricher face à la solitude. Les mots m’avaient ...

UNE PETITE HISTOIRE DE LA CHANSON EN FRANÇAIS (8)

Image
  LA CHANSON COLONIALE Moi tout faire pour te plaire ... toujours/ La cuisine, la vaisselle ... l’amour (Bertal-Maubon-Chamfleury-Simons, 1934)   La Belle Époque voit l’apogée de l’expansionnisme colonial européen. La chanson, sous couvert d’exotisme et de dépaysement, va tomber dans l’apologie de l’impérialisme colonial.   Les refrains de caf’conc’ feront prendre conscience aux Français des ressources de leur empire et du haut de leur soi-disant supériorité occidentale, ils s’amuseront à écouter des chansons qui parlent de noirs ou d’annamites, d’exotisme mais aussi d’érotisme.   L’exotisme colonial dans la chanson naît vraiment en 1900 avec À la cabane bambou , suivront La Petite tonkinoise , À la Martinique , Sous le soleil marocain . Comiques, ridiculisant les “indigènes”, parfois agressives, ces chansons séduisent pourtant le grand public https://www.youtube.com/watch?v=Yochox_YOVo https://www.you...