Mon amie – Mi amiga Aujourd’hui, j’aurais d û te téléphoner pour te souhaiter un bon anniversaire, Marikena, mon amie. Or, je n’en ai rien fait car, le 17 février dernier, j’ai appris que tu avais quitté ce monde. Cela faisait, d’ailleurs, un certain temps que je ne savais rien de toi. Notre seul moyen de communication était le téléphone et, un beau jour, le tien a cessé de répondre. Je n’ai plus eu de te nouvelles jusqu’ à celle de ta mort. Or, le temps qu’il me reste à vivre, tu seras l à , vivante dans le pays des souvenirs, comme tous mes chers disparus. En outre, j’aurai la chance de pouvoir écouter ta voix qui est, selon ce que l’on dit la premi ère chose que l’on oublie, car elle se trouve enfermée pour toujours dans tes disques. C’est ainsi que je t’ai connue, comme chanteuse, dans les années 60, au théâtre de l’Alliance Française de Buenos Aires, où tu te présentais avec Elena Mignaquy. Et plus tard, à l’Instituto Di Tella où tu te produisais avec Jo...